Par sectiontriathlon
Un internaute nous envoie le récit de son amourette estivale :
Bénédictine, on s’est rencontré chez des amis communs.
Au début tu ne m’as pas attiré.
Bien que sur les plis de ta robe jaune le soleil, au gré de la journée, s’amusait à révéler
les nuances ocre des blés du mois d’aout, tes lèvres, outrageusement, recouvertes de rouge choquaient ma vue.
Par quel enchantement je me suis retrouvé à te côtoyer, je ne m’en souviens plus bien.
Mais à la fin du repas sur ton matelas sirupeux tu m’as livré ton bouquet de parfums harmonieux qui ont enflammé mon palais.
Tu me dis que tes parents sont corpulents, en riant tu ajoutes, qu’ils ressemblent
à des barriques, et que tu as été conçue dans une Abbaye c’est sûrement de là que tu
tiens ton esprit divin.
Moi qui n’avais pas de religion, et qu’on dit plus spiritueux que spirituel,
Je crois en toi .
Bénedictine, verre toi je vais.
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